SUSPENSION DE L’APPLICATION PROVISOIRE DU CETA !

l_stop-cetaLe 8 septembre, le rapport de la Commission d’évaluation du CETA a été remis au Premier ministre, et a confirmé les analyses développées depuis de longs mois par les organisations de la société civile et du collectif STOP TAFTA dont la Fédération Artisans du Monde est membre :

Le CETA fait peser des risques sur l’environnement, l’alimentation, la santé, le climat et sur notre agriculture. Plusieurs recommandations développées par la Commission, en particulier la nécessité de mettre en place un véto climatique pour les tribunaux d’arbitrage, nécessitent une renégociation de l’accord.

Pourtant, malgré ce document accablant, le gouvernement français a fait des propositions qui ne répondent en rien aux dangers du CETA. En refusant de renégocier l’accord, il sacrifie notre agriculture et notre environnement sur l’autel d’un « réalisme » qui échappe à l’intérêt général.

La fédération AdM est signataire du communiqué de presse commun réunissant les différents opposants au CETA : ONG, syndicats, associations de consommateurs et agriculteurs afin de demander à Emmanuel Macron de stopper l’entrée en vigueur provisoire du CETA prévu le 21 septembre.

Face aux risques avérés pour l’environnement, la santé, l’emploi et l’élevage français,

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DOIT EXIGER, A BRUXELLES, LA SUSPENSION DE L’APPLICATION PROVISOIRE DU CETA !

Il est des causes qui rassemblent, bien au-delà de certaines divergences de points de vue. La lutte contre le changement climatique, l’emploi, la préservation de la démocratie, la protection de la santé des citoyens et la disparition de l’élevage, en France, en font partie. C’est pourquoi défenseurs de l’environnement et des droits humains, professionnels des filières d’élevage, associations de consommateurs et syndicat de travailleurs font, aujourd’hui, front commun face à l’application imminente du CETA : un accord aux conséquences désastreuses sur le plan économique, social, démocratique et écologique.

Ils demandent, ensemble, au Président de la République de tenir compte des conclusions alarmantes de la Commission d’experts qu’il a désigné en exigeant la suspension immédiate de l’application provisoire du CETA, programmée le 21 septembre.

Pour le Président de la République, suspendre l’application provisoire du CETA reviendrait à honorer une promesse de campagne. Cette volonté politique serait, également, un gage de cohérence et de crédibilité pour son Gouvernement, engagé dans le vaste chantier des Etats généraux de l’alimentation.

Commentaires fermés