Festival des Solidarités à Passy

 

Le premier Festival des solidarités, organisé par le FJEP de Passy s’est déroulé avec succès du 6 au 11 novembre avec le clou de cette manifestation, vendredi soir, au Parvis des Fiz. Le bus d’Amnesty International était arrêté à l’extérieur, organisant des animations et distribuant des documents.

Dans le hall du Parvis des Fiz, plusieurs associations tenaient un stand. Artisans du monde, commerce équitable de Sallanches avec Jean-Louis Billard proposait des produits de différents continents. L’association compte 25 adhérents et organise des ventes les deuxièmes samedis du mois à l’ancienne école Saint-Jacques.

La branche d’Amnesty International de Cluses/Sallanches, avec Gaëlle Blanchard, secrétaire, proposait au public de signer des pétitions : contre l’expulsion d’afghans, contre l’incarcération de personnels d’Amnesty International en Turquie, contre le renvoi forcé de réfugiés somaliens.

L’AMAP Domancy/Passy avec son stand “Les végétaux s’emmêlent” proposait des produits de maraîchage bio. Le public pouvait également rencontrer Charlotte Schwartz, auteure du livre La joyeuse pandémie, qui a donné un aperçu de son humour dans l’approche de l’écologie.

Le lycée du mont-Blanc était présent avec quatre élèves en classe de seconde ARCU (Accueil relations clients usagers).

« On a trop tendance à ne s’occuper que de soi »
Michel Duby, président du FJEP (Foyer de jeunes et d’éducation populaire), organisateur du festival, s’est félicité de la participation de toutes ces personnes qui montrent par leurs actions que la solidarité est encore possible. Patrick Kollibay, maire, s’est déclaré impressionné par ces associations : « On a trop tendance aujourd’hui à ne s’occuper que de soi. Aider les autres a toute son importance ». Il a adressé une mention particulière à l’Amap locale.

Puis, la salle Robert Fournier s’est remplie pour le film “Nulle part en France” de Yolande Moreau, montrant la situation extraordinairement difficile de migrants confrontés à un parcours du combattant et qui les conduit à être « nulle part alors qu’ils sont sur le territoire français ».

À l’issue de cette projection, Gérard Chevrot d’Amnesty International a présenté et commenté un diaporama “Migrants et migrations dans le monde”. Au vu d’études et de statistiques d’Amnesty, il s’est attaché à démystifier la question de la migration, tordant le cou à certaines idées reçues.

Le festival a été dynamisé par la prestation musicale de deux artistes : Ali Ibrahim, réfugié kurde, joueur de Santour professionnel, et Jo, Rom Français au chant et à la guitare, qui ont pu ensemble interpréter des morceaux d’inspiration orientale. Jo a largement exposé la situation des Roms et autres tziganes, gitans et autres, notamment en France.

Samedi le Festival s’est poursuivi par les animations des associations, un échange de vêtements, des jeux pour les enfants et la musique de Jo et d’Ali. Un bel essai qui ne demande qu’à être transformé.

Par Pierre HUC | Publié le 14/11/2017 / Le Dauphiné Libéré

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